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Le centre de recherche documentation et généalogie propose dans le cadre de ses activités, une série d’ateliers autour du 7e art, spécifiquement les œuvres issues de la Caraïbe, des Amériques et de l’Afrique. Ces temps forts ont pour vocation d’inciter le public à regarder et appréhender autrement les films, à comprendre à quel point les images et représentations prennent une part importante dans nos imaginaires, dans nos constructions sociales, et ce d’autant plus lorsque l’on parle de sujets tels que la colonisation, la traite négrière et l’esclavage. C’est de cela dont il s’agit avec cette traversée cinématographique et historique.
Pour les deux premières éditions de ce nouveau rendez-vous, il s’agira de poursuivre la réflexion entamée avec notamment le procès du siècle du 27 mai, et observer comment l’organe judiciaire est représenté en contexte colonial dans le 7e art.
Dans ces deux ateliers, Guillaume Robillard analysera la mise en scène de procès en contexte colonial et esclavagiste à travers le visionnage d’extraits de films du cinéma antillais tels que les célèbres « Vivre libre ou mourir » et « Sucre amer » de Christian Lara mais également de films français comme « La Controverse de Valladolid » de Jean-Daniel Verhaeghe (dont un extrait est diffusé dans l’exposition permanente du MACTe) ainsi que de films américains à l’image d’« Amistad » de Steven Spielberg. Par ailleurs, seront mis en avant certaines caractéristiques de la justice à cette époque via la projection de courts extraits d’œuvres telles que « Le Sang du flamboyant » de François Migeat, « Rue Cases-Nègres » d’Euzhan Palcy ou encore « Aliker » de Guy Deslauriers afin d’apprécier comment le cinéma antillais propose de la représenter.
Ce rendez-vous sera interactif et permettra à chacun de s’approprier les œuvres évoquées.